4’ Année. — N* 11.
Rédaction — Administration
Publicité
1 0
F R A N C S
30 NOVEMBRE 1946.
meme.
29. rue Saint-Lazare
PARIS
Directeur: K. GRINBERG
B E V U E
M E N S U E L L E
O IEG L U .
fédération de sociétés jüives j d > e frange
Q uand M êm e
a paru
clandestinement
depuis
[Décembre 1943
MOS PROBLÈMES
La SOLUTION
CHRETIENNE
La conspiration du silence dont à
juste titre, nous nous plaignions pen­
dant Voccupation, a pris fin avec la
libération. Au cours de ces derniers
mois surtout, les articles sur les ques­
tions juives abondent dans la presse
française, pour ne parler que de celleci ; et nombreux sont les auteurs non
Juifs qui essaient de traiter ces ques­
tions sous les multiples aspects q u el­
les comportent : économique, cultu­
rel, politique, etc...
Cependant, à force d'approfondir
les divers problèmes que pose la vie
juive devant la conscience humaine,
on s'aperçoit que tous ces problèmes
se fondent en une seule et unique
question : être ou ne pas être, c'est-àdire existence nationale sous forme de
communauté indéjiendante, ou fusion
totale avec les nations respectives par­
mi lesquelles les Juifs vivent actuel­
lement.
C'est à cette formule congrue, que
T hebdomadaire protestant Réforme
(1) réduit, dans la bouche des Juifs
eux-mêmes, les « deux solutions au
problème que leur présence pose au
monde ».
Quant à U auteur de l'article cité, il
pense que les deux solutions propo­
sées, l'une par le Juif aspirant à Fas­
similation et F autre par le Juif « na­
tional », sont fausses, puisque le pre­
mier « oublie que le climat spirituel
qui a précédé à la formation (TIsraël
le met justement à part des mitions »
et Vautre « oublie quelle (la sépara­
tion) ne se situe pas seulement sur le
plan social, mais avant tout sur le plan
spirituel ».
Nous ne cherchons nullement à chi­
caner la revue protestante d'avoir pla­
cé le dilemme juif : assimilation ou
conservation nationale, sur le plan re­
ligieux. Fidèle à la doctrine chré­
tienne, Réforme n'est que conséquente
avec elle-même lorsqu elle dit que la
« séparation d'Israël a signifié privi­
lège, puis malédiction, dans l’attente
cVune réintégration »...
Mais, alors, pourquoi ne pas dire
franchement le fond de la pen­
sée ? Pourquoi Réforme répond-elle
« non » à la question si une troisième
solution pouvait être envisagée au pro­
blème iuif, alors que pour le lecteur
fl) Numéro 88 du 23 novembre, sous le
titre « Le Point de vue de Réforme ».
Nos lecteurs trouveront également en
p-gp 3 la réponse du grand rabbin Kaplan à
Réforme.
le moins averti la réponse de Réforme
est claire : la conversion des Juifs au
Christianisme ? Le Juif assimilé ces­
serait alors d’être à part « des na­
tions », et le Juif national atteindrait
la « réintégration »...
Mais, même sur ce manque de pro­
bité intellectuelle (ou de courage ?),
nous ne voulons pas insister davan­
tage, reconnaissant que nous sommes
à Réforme d'avoir traité le problème
juif de manière incisive, cV avoir mis à
nu le comportement du monde chré­
tien envers « le Juif qui vise à l assi­
milation pour lequel le problème
n'existe pas ».
Ce problème, Réforme vient de
nous le dire, existe bel et bien et il
existera aussi longtemps que le Juif
le mieux assimilé voudra conserver sa
religion qui le met « à part des na­
tions ». Or, nous savons pertinemment
que, à de rares exceptions près, meme
les Juifs non pratiquants, et même
non croyants, considèrent la conver­
sion comme un acte de renégat, com­
me la désertion d'une communauté
qui, soit dit entre parenthèses, doit
son existence à un ensemble de tra­
ditions, de souvenirs historiques,
(Vépreuves communes et, souvent in­
consciemment, à des comportements
similaires envers le monde extérieur.
Faut-il ajouter à cela que le compor­
tement des non Juifs envers nous,
même dans les conditions les plus fa­
vorables, constitue, lui aussi, un fac­
teur d’agrégation au sein du Judaïs­
me ? Les peuples, comme les indivi­
dus, ne sont pas seulement ce qu'ils
sont par eux-mêmes ; leur conscience
est aussi fonction du comportement
des autres envers eux.
Nous croyons donc que « la perche
de salut » que l'organe protestant tend
au Juif assimilé namènera pas beau­
coup de monde dans le sein de
l’Eglise. En tout cas, les transfuges qui
y viendront n'auront pas été touchés
par « l'état de grâce » et désireux de
sauver leur âme, mais poussés par les
mobiles les moins spirituels et aspirant
à sauver leurs biens terrestres ou sim­
plement à « arriver »...
Quant au Juif « national » et à la
leçon‘ d'histoire que Réforme lui
donne pour lui rappeler que cette
histoire est dominée par la Croix de
Jésus-Christ, nous y reviendrons dans
un prochain article.
Q. M.
Du provisoire au permanent
On dit volontic-rs que les
juifs sont le peuple de la
durée. En effet l'histoire nous
rappelle sans cesse que nom­
bre de royaumes^ autrefois
puissants se sont ^ écroulés et
ont disparu de l'arène du mon­
de tandis que le peuple juif
subsiste. Il y a sans doute des
raisons profondes a cela, mais
nous en rendons-nous compte
suffisamment, ndtis q® survi­
vons sans cesse ? Il nous sem­
ble parfois que cette survivan­
ce se fait malgré nous et que
nous n'en tirons pas toujours
parti. Dans nos activités quoti­
diennes nous perdons souvent
le sens de cette duee et nous
agissons comme si nous allions
disparaître. Il est vrai que nous
meilons une vie paradoxale
depuis des siècles et que notre
durée est faite de fragiles pro­
visoires. Ce paradoxe déroute
les non Juifs et aussi les Juifs
eux-mêmes, mais il y a quel­
que danger à le pratiquer per­
pétuellement. A force de tabler
sur le provisoire, de faire sans
cesse du provisoire, nous ris­
quons fort, un jour ou 1 autre,
d'y laisser notre peau. En tout
cas nous y laissons beaucoup
de plumes.
Il est temps rlo^Tacessaisir
et, en constgta^PyRmts, de
voir ensemble dmævjnT remé­
dier à la situation actuelle de
notre peuple et en particulier
à celle de nos eniants, situation
qui est plus grave qu on ne le
pense en général.
Nous avons réussi à sauver
de la tourmente une partie des
enfants juifs ; beaucoup a déjà
été dit sur nos petits rescapés,
beaucoup continue à être dit
chaque jour sur ce sujet, dou­
loureux entre tous. Il y a mê­
me, il faut oser l'avouer, une
certaine surenchère qui sévit
entre les différentes fractions
du Judaïsme au sujet de nos
enfants, mais ceci est une au­
tre histoire sur laquelle il fau­
dra bien revenir un jour pro­
chain. Ce qui est tout aussi
alarmant à l'heure actuelle,
c'est que tous, ou à peu près,
s'inquiètent davantage de 1 im­
médiat que du permanent. Une
fois les enfants sauvés, on se
considère comme quitte envers
eux. Bien sûr, il faut continuer
à héberger les petits orphelins,
il faut les vêtir et les nourrir.
Dans ce but, de grandes cam­
pagnes sont, comme on sait,
entreprises périodiquement.
Honneur à ceux qui donnent
à nos enfants un gîte et une
pitance ! Là des efforts ont été
faits. En général, nos enfants
ne manquent plus du strict né­
cessaire. Et encore ! Mais
« l'homme ne vit pas de pain
seulement ». Il y a encore à les
instruire, à les éduquer. Voilà
un problème qu'on traite sou­
vent, mais qui est loin d'être
résolu. Dans ce domaine edu­
catif il se passe des choses re­
grettables et dont la nocivité
échappe au grand public et
même aux protecteurs directs
de nos gosses.
Ainsi chaque groupe a ses
idées sur l'éducation. Et natu­
rellement, chaque éducateur a
les siennes. Je passe sur la
pénurie des éducateurs (il fau­
chez soi, leurs parents, il y a
quelque chance que dans l'at­
mosphère familiale ils retrou­
vent des vestiges de la vie et
des connaissances juives que
l'école a souvent de la peine
à leur inculquer. La situation
change lorsqu'il s'agit d'enfants
de déportés, de sans-famille,
confiés à la collectivite, et lors­
que la collectivité au lieu de
travailler selon un plan -logi­
que, au lieu de donner aux en­
fants une vie et une éducation
régulière, les ballottent d une
maison d'enfants a une autre,
IPÜlH
I. JP O üG rüT C H
dra revenir là-dessus aussi),
mais tous semblent négliger un
facteur primordial, c'est que
l'éducation — autant que l'ins­
truction — exige un certain
temps et une certaine suite lo­
gique. Quand on se penche
sur ce thème éducatif, on en
demeure consterné, car les né­
gligences inconcevables perpé­
trées avant la guerre déjà se
multiplient actuellement à un
point tel que nous nous de­
mandons combien de temps
encore ces enfants nous seront
conservés. On joue dangereu­
sement avec l'âme de l'enfant,
sans s'apercevoir du mal que
l'on fait. On entreprend avec
eux trente-six méthodes sans
en continuer aucune. Nous sa­
vons depuis longtemps que
chez nous on commence sou­
vent et on achève rarement.
C'est pourquoi on est stupéfait
devant les dérisoires notions
d'hébreu et d'histoire juive
(pour ne citer que ces deux
branches) que possède la nou­
velle génération. Naguère,
nous n'en étions pxrs directe­
ment responsables. Mais au­
jourd'hui 1...
Lorsque les enfants ont leur
d'un système à un autre. Alors
on en vient à se demander ce
que ces enfants pensent du Ju­
daïsme et de la collectivité
juive. Il est même permis de se
demander si à la toute pre­
mière occasion ces enfants ne
vont pas nous quitter avec ar­
mes et bagages pour passer à
d'autres collectivités autrement
attentives et attrayantes.
Il ne suffit pas de s'émouvoir
sur le sort de nos nombreux
orphelins, il ne suffit p>as non
plus de courir au plus pressé
en négligeant, au gré des cir­
constances, les moins malheu­
reux pour se vouer à ceux dont
le cas nous semble plus urgent
et qui bientôt deviendront
quantité négligeable à leur
tour. Cette politique de l'urgen­
ce fait des ravages énormes.
Nous nous sommes habitués
à un travail de sauvetage pen­
dant la guerre et l'occupation.
A ce moment-là c'était le seul
travail à faire, c'était un travail
sacré. Aujourd hui un autre
travail sacré est nécessaire,
c'est, après avoir sauvé, de
maintenir, de développer. Voi­
là une chose qui ne se fait pas
à l'improviste. Il n'y a pas lieu
de se limiter à des replâtrages.
C'est un travail sérieux qui
s'impose à nous, et si nous
nous contentons d'être des pro­
tecteurs et des tuteurs pure­
ment officiels, manquant de
clairvoyance, de vigilance et
d'esprit de suite, nous trahis­
sons la cause de notre enfance.
Nous nous sommes si bien
habitués à ne nous occuper
que de l'immédiat, que partout
se retrouve la même préoccu­
pation. Récemment, à la Con­
férence Internationale pour la
Reconstruction du Judaïsme,
nous l'avons déjà constatée,
fâcheuse tendance a négliger
le permanent pour le provi­
soire ! Il est temps de revenir
à une notion plus exacte des
choses et lorsqu'il s'agit des
enfants, ce redressement de­
vient plus impérieux encore.
N'oublions pas le facteur^ de la
durée, sans quoi nous n irions
pas loin et les enfants que nous
avons sauvés risquent tôt^ ou
tard de nous échapper et même
de se retourner contre nous,
car nous n’aurons su leur don­
ner rien qui les rattache suffi­
samment à leur peuple et à ses
idéaux.
CREATION D'UN CONSEIL D'EDUCATION
D E
LA JEUNESSE JUIVE
Sur l’initiative de la Fédération,
a eu lieu, dernièrement, dans son
local, une conférence des repré­
sentants des plus grandes organi­
sations juives s’occupant de l’en­
fance et de l’éducation de la jeu­
nesse.
Le but de cette conférence était
d’étudier en commun les problè­
mes de l’éducation juive de notre
jeunesse.
Etaient présents, outre un cer­
tain nombre de pédagogues et di­
recteurs d’écoles, les représentants
des organisations suivantes :
O.P.E.J., O.R.T., O.S.E., Colo­
nie Scolaire, Vaad Hachinouch,
Union Populaire Juive, Eclaireurs
Israélites, Misrachi, Union des In­
tellectuels Juifs, Orphelinat de la
Varenne, etc...
Cette conférence était présidée
par M. Israël Jeffroykin.
Les buts de la Conférence
étaient :
1) Contrôler et coordonner —
en respectant l’autonomie des or­
ganisations participantes — l’édu­
cation de la jeunesse scolaire et
post-scolaire ;
2) Propager la culture juive
parmi les adultes par l’encourage­
ment et le soutien donnés à tou­
tes les initiatives en vue de la
création de bibliothèques, d’uni­
versités populaires, conférences,
expositions d’art, etc...
3) Assurer l’enseignement juif
à tous les enfants en créant des
cours complémentaires où existe
une communauté juive, si res­
treinte soit-elle et lui assurer les
moyens de fonctionnement.
4) Elaborer un programme mi­
nimum d’enseignement obligatoire
d’hébreu, de yiddish, d’histoire jui­
ve, ainsi que l’enseignement reli­
gieux facultatif.
5) Veiller à ce que l’enseigne­
ment soit substantiel et réponde
aux conditions pédagogiques élé­
mentaires.
6) Centraliser toutes offres et
demandes de professeurs pour
aboutir à une affectation rationelle
des cadres.
7) Créer une commission péda­
gogique devant établir les capaci­
tés professionnelles des profes­
seurs et leur accorder son habili­
tation.
8) Pourvoir les écoles et cours
complémentaires du matériel d’en­
seignements, des manuels, des
professeurs, etc...
9) Organiser des cours spéciaux
pour la formation de professeurs
et d’éducateurs.
10) Représenter l’ensemble des
œuvres, groupées dans son sein
dans toutes les questions rentrant
dans le cadre de son activité, faire
valoir leurs besoins, répartir ra­
tionnellement toute l’aide maté­
rielle obtenue et destinée à l’en­
semble des œuvres.
Associer la presse juive à son
action sous toutes les formes ap­
propriées.
Après une introduction du Pré­
sident, s’est développée une dis­
cussion générale sur les méthodes
et les voies à adopter De tr£s
précieuses suggestions ont été fai­
tes en vue de 1 élaboration d’un
programme commun d’éducation,
et de la participation des parents
juifs à cette œuvre.
Un bureau provisoire composé
de représentants des organisations
participantes a été désigné et a été
chargé de présenter un program­
me détaillé pour un Conseil géné­
ral d’éducation juive de la jeu­
nesse.
Ont été désignés ; MM. Jeffrovkin, Pougatch, Dr. Kremer,
Rabbin Kapel, Jouchnowecki, Strigler, Zeldov, Fridtnan, Schiber,
Worcel, Kelman.
A u s e co u rs J es EïîSaiîls
des Camps d’Allemagne
JUIFS DE FRANCE,
250 000 de nos frères vivent actuellement dans les diffé­
rents camps d'Allemagne. Leurs conditions de vie morales et
matérielles sont pénibles. Avec l'approche de l'hiver, elles
risauent de devenir intolérables.
Ainsi ceux qui sont au premier rang des victimes du
nazisme continuent leur calvaire dix-huit mois apres leur
libération, au milieu d'un monde cruel et indiffèrent
Mais loin de s'abandonner au desespoir, leur vitalité
et leur confiance inaltérable dans l'avenir du judaïsme ont
produit ce miracle qui nous remplit d'une admiration muette;
sur les ruines d'un passé terrifiant; émergeant a peine des
horribles charniers nazis, des milliers d'enfants juifs naissent
là-bas et affirment d'une façon émouvante, éclatante, le
« Netzach Israël ».
.,
Resterions-nous insensibles à cette reaction sublim e d un
peuple crucifié ? Laisserions-nous ces m eres — véritables
héroïnes nationales - se débattre seules d a n s leur m isere
accrue, volontairem ent acceptée ?
Ces nouveaux-nés ont besoin de layette,
de linge, d'effets chauds.
Ouvrez vos cœurs, ouvrez vos armoires. Que de chaque
foyer juif, un petit paquet si modeste soit-il. aille vers ces
mères des camps d'Allemagne, porter le témoignage de notre
solidarité et de notre reconnaissance.
Femmes Juives,
faites votre devoir sans tarder .
Qu- leur nombre imposant reflète, en même temps, la
protestation unanime de notre communauté contre cette imqUlï Jarblum, président de la F'-d-ration des Sociétés Juives de Fran­
ce de nombreux orateurs prirent
la'parole. Parmi ceux-ci^ citons :
M. Salomon Grumbach. ancien
président de la Commission des
affaires étrangères de 1 Assem­
blée Constituante, oui déclara en­
tre autres que le devoir de cha­
cun était d’aider les Tuifs afin de
faciliter la solution de leurs pro­
blèmes. Le Congrès Juif est. ditil. le grand parlement d_e ceux qui
luttent contre la heot-abte et 1 imbécilité de l’antisémitisme.
M. S. S. S'ivermann, membre
du Parlement britannique et pré­
sident de la section anglaise du
Congrès Tuif Mondial. Au cours
de son discours. M. Silv-rmann
déclare qu’il n’est pas d accord
avec M. Jarblum qui lavait
présenté comme irresponsable rte
la politique néfaste de son gouver­
nement. Il affirme avec force que
t o u s n o u s a v o n s la r e s p o n s a b i l i t é
et l’obligation d’aider et de secou­
rir les survivants qui sont encore
dans des camps en Allemagne.
M le d o c t e u r I . S c h w a r g b a r t ,
chargé de la réorganisation du
C T M qui accuse la conscience
humaine de rester volontairement
aveugle et muette en face des
250.000 rescapés qui pourissent
dans les camns d’Allemagne.
« Est-ce un complot contre 1 exis­
tence du peuple juif? », se demande-t-il, et il conclut en ren­
dant hommage à la France pour
attitude à l’égard des Juifs.
M. Léon Kuhowitzki secrétaire
général du C.T.M., oui trace un
tableau des changements qui se
sont produits dans les géographie
et démographie juive, et qui rap­
pelle t o u s les r é s u l t a t s obtenus
par l’action du Congrès Juif
Mondial.
Prirent également la parole :
M. le r a b b i n F e d e r b u s h , M. le
docteur A l e x a n d r e S a f r a n , grand
rabbin de Roumanie. M. G u t m a n ,
au nom des Juifs dénlacés de tou­
tes les zones d’Allemagne, M.
Raphaël C a n to n ! , délégué de l’Ita­
lie, M. R a is k i, délégué français,
Mme Arié, au nom de la Bulga­
rie. ainsi que M. B a r o u , délégué de
Grande-Bretagne.
Une vibrante Hatikvah clôtura
cette imposante manifestation.
A. G.
Nos lecteurs trouveront en pa­
ge 5 une étude sur le Congrès
Juif Mondial : « Q u ’est-ce q u e le
C o n g rè s Ju if M o n d ial ? »
 

Quand meme .... Vol. 4 n° 11 (30 novembre 1946) - 1/6

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