2 _
NOAR
*15 DECEMBRE 1951
TRIBUNE LIBRE
La Thora et l’équilibre ’de l'Humanité
« La loi de Moïse, véritable encyclopédie complète de la vie d’une société
humaine, pose dans une forte synthèse les règles hygiéniques, biologiques, mo­
rales et sociales de la bonne santé d’une société. Ces règles reposent non
seulement sur une hygiène physique très perfectionnée, mais sur une conduite
juste des êtres humains les uns avec les autres. Conduite juste qui, seule, peut
éviter les rancoeurs, les haines, les vengeances, la désagrégation, et qui permet,
en quelque sorte, à la société de se tenir toute seule ».
Ces paroles du professeur H. Baruk le rôle et la grandeur d’Israël parmi
(le « Tsedek » et l’histoire d’Israël) les autres peuples,
nous ont inspiré quelques idées que
La Thora qui réalise l équilibre ennous soumettons très humblement aux tre Dieu et Israël, est la loi qui permet
- •
- •
à chacun d’atteindre, d’abord l’équili­
bre physique et mental de sa personlecteurs du journal < < NOAR ».
A R
U Dr Ch. HAZIZA
ne, puis son équilibre avec la société.
On sait que, dans la loi de Moïse, il
n ’y a pas de séparation entre le corps
et le Nefech (l’âme). Un des buts prin­
cipaux des travaux du professeur BaJT. s s s x A s Z s z
r t z t r s z ï
W i ï z - s r * £
t s s » «.
d’être éclairé par la lumière du soleil l’individu à l’équilibre de la
Le
tous les jours et de constater que la premier est necessaire a iiseco d.
terre fidèle fait germer chaque fois les Science moderne commence a en es Z e n c e s q l ’on m T o n fie . Nous avons voir l’influence de la nourriture sur
tous éprouvé une satisfaction intellec- l’homme, sur son caractère et sur sa
tuelle lorsqu'on nous a enseigné que le conscience. Duiant la derniere g lier ,
obéit à des lois bien un savant diététicien suisse a aborde
’ S 5 L , Z Z £ » 4 ' à Z J i Z le p r o m u e de « * « . < O» « de le
T eT sy ^è m e T lé lu la te u rT e t 'des cons« Un immense espoir restât dans la
l Z i0 Z m u e dC ^ , â est possibles)
lois particulières. Mais Dieu a donné Von sait utiliser Im fluence humorae
h Vhnmmp au’il a créé à sa vropre hormonale et alimentaire a laqu
image une loi spéciale, la conscience devrait s'ajouter celle de Véducation ».
morale ; il Va ainsi élevé vers lui ;
Tous les principes de cette tr ans foril l’a rendu libre. C’est une première viation ne sont-ils pas déjà établis
étape où Dieu, restant infinim ent su- dans la loi de Moïse : « C’est votre
périeur à l’homme, basait ses rapports sagesse et votre intelligence aux yeux
avec lui sur la Charité (entretien en- des peuples qui entendront parler de
tre Dieu et Abraham au sujet de So- toutes ces lois et qui diront : cette
dôme).
grande nation est un peuple absoluMais, lorsque Dieu a donné la Thora m ent sage et intelligent »
à Israël, il l’a rendu son égal, puisque,
Une société constituée d
e
s
désormais, c’est un contrat qui existe ayant atteint un équilibré mei al p
entre Dieu et Israël et, puisque « Dieu fait, ne se posera pas en au
miers propriétaires a l annee du Jubi« Nous ne connaissons pas, écrit lé- C’est en somme une répartition pePéguy qu’il y ait un seul prophète en riodique des terres, garantissant
dehors d’un certain peuple que nous chaque génération le droit au traval
aimons beaucoup, surtout quand il n ’a et l’exploitation libre de la t
.
pas la malheureuse idée de chercher à Le problème de l’euthanasie s est
se renier lui-même (et vaine aussi, car posée au point de vue medico g ,
il n’y réussit heureusement point), mais la Thora la soulevé au point d,
C’est un fait singulier, un fait unique vue social dans le cas du fils indocile
et sinon mystérieux du moins singu- et rebelle a ses parents qui d v
lier et éclatant au contraire, un fait lapidé ; dans le cas de j-malek. d
de l’histoire ancienne, si éclatant que la mémoire devait etre efface ■
nos professeurs d’histoire ont beau
U ne semble, pas jusqu a P
faire, il éclate à ce point que tout le qu’on puisse impunément donne
monde finit par s’en apercevoir, c’est mort a un malade souffrant a
un fait singulier, unique dans l’histoi- m ent et sans espoir ; mais la société
re du monde, que nous ne connaissons a-t-elle le droit, pour se preserve d
pas dans l’histoire du monde, qu’il y faire disparaître un grand criminel en
ait eu un seul exemple qu’il y ait eu puissance, autrement, le procès de
un seul prophète qui soit sorti d’une Nuremberg devait-il avoir heu avant
autre race que de la race des prophè- ou après l’accomplissement du crime .
tes, que de la race qui est la seule qui En d’autres termes . 3/ a_
^ ,,
ait donné des prophètes, qui ait été la pour une justice préventive dans la
race des prophètes, que de la race de société ?
. . vtm „ne
ce peuple qui, depuis, est heureuse- L ’homme qui a ete fait a, limage d
ment venu demeurer parmi nous, de Dieu participe à la création ; par sa
la race de ce peuple que nous aimons conduite, il influence le monde
,
beaucoup, surtout quand il n ’essaie comme l’affirme Jacob Gordin « chapas,
nier soi-même, de se faire passer pour rifié, l’irradiation se fait sur Ihum aun autre, pour un autre qu’il n’est pas nité et sur le Cosmos ». Le Cosmo
(entreprise heureusement vaine) ».
n ’accomplit sa Thora qu en fonction
Ce texte de Péguy fait bien ressortir de l’accomplissement de la notre.
El m undo Sefardi J filçjunos refrares judeo espagnoles
f
NDULGENCIA !
Rogamos a nuestros distinguidos lectores que perdonen la falta de
acentos, tildes y puntuacion, imposibles de respetar, siendo francesa
la maquinaria del taller de imprenta ; y muy encarecidamente a los que ya
nos proporcionaron unos articulos cuyo interés mereciera mas perfeccion.
Perdon anticipado a nuestros futuros colaboradores.
A q u i v a n , s e g u id a m e n te , la c o n t in u a c io n d e lo s r e f r a n e s r e c o g id o s p o r e l
se n o r D o n C a r lo s B e n a r r o c h , d e A lm é r ia .
El pan de la boba, el forn o 1-adoba.
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por muncho que me hagan lodos, nînguno como ferazmal.
« Ferazmal » : fuera de mal (apelativo de mujer par el marido y el marido
para la mujer). (Aplicase tambien a cualquiera que se desea nombrar con
carino, para librarle del mal de ojo).
39
Se fe la mala v quedo la gala.
»
---40
D am e u n grano de m azal y lïra m e a fo n d in a (s) de la m er.
« Fondinas » : fondo.
41
Cual dedo de la mano se flere y no duele.
42
Escupe al slelo, le caera en la cava.
43
M ay-y or es que su padro, los levo la landra.
« Levo »
llevo.
44
Hholc-kea en el oro, sale cobre.
« Hhok-kear » : profundizar. insistir.
45
No le alegre(s) con la jara, hhal-ta que la coma(s).
46
El corner y el °rascar no le q u iere m as qu -em p esar.
« Le quiere » : requiere.
47
Al que bino sin yama, no se le ase güen lugua.
« Yama » : llamar. « Güen » : buen. « Lugua » : lugar.
48
Cluien luzze con la cozzina, no luzze con la bezina.
49
Cuando la mogaiba pide carne, se serro la carnlseria.
i Mogaiba s> : la que tiene su marido ausente.
50
Quito d-de mea me;, peslana d-d(e) alcarobea.
« Ojos » : llorones y leganosos.
51
No hay mal que por bien no benga.
52
Siem pre m en ah h em en ayu n a(s).
53
Sol y yobiendo el masshiahh biniendo.
54
Na ay ma(d) manzia que mucha(d) mano(s) en una esco-dla.
55
El bien bal- bien y e! sisco a menahhem.
« Ba-1 » : va al.
56
Pensa el ladron que lodo son de su negra condlsion.
« Negro » : antonimo de bueno.
57
Si quieres pasa(r) un negro dia, balle a caza de tu bezina.
58
\
No le falio al desnudo, mas que alhhena con menudo.
« Menudo » : Cisco ?
59
Pensa, pensa, que la nobia no liene po(r) ande mea.
60
El mal del milano (malo) y el Papo sano.
61
Quilalo de la cama y echalo en la °rima.
« Rima » : el rimero en donde se amontonan y guardan las cosas pascuales.
62
Se alabo el malado sobre el degoyado.
63

Si no lo crei(s), senor, béni y lo mirari(s).
64
Palas que no bleron saragüeles.
65
Cuando al ÿUdio le biene el gana(r) le blene pascua(s) y Snb-ba.
66
Selquea ! el que no selqueo no bibo.
« Selquear » : condescender, transigir.
67
Desho la nobia n-el lalamo y le a dar de comer al azno.
« Talamo » : y tambien. « Talamon » : talamo.
68
Quien alaba a la nobia... su madré la linoza.
70
Me cayo por el liempo en que me ayo.
71
U laner con Ironpela u morir aorcado.
72
Un pie de palo y una mano cucharon.
73
Para la nina y el so(l) no es menesler selehho(t).
74
Alaba al bino, se bolbe binagre.
« Bino » : vino. « Bolbe » : vuelve.
75
Cuande bea(s) la b-barba d-de lu hhaber pelar, echa la(s) lu y a (s) a remoyar.
« Hhaber » : companero.
76
La pera se queda en el peral, hhal-ta que biene su igual.
77
El lyo del i'udio, al rne(s) anda al ano galea.
« lyo » : hijo. « Yudio » : Judio.
78
As bien al malo y te dara con el palo.
79
Largo, largo maldlto lo q u e balgo.
CHRONIQUE REGIONALE
FES
Mme la Générale Guillaume
en visite à l'O. S. E.
PES de notre correspondant partiulier).
Au cours de sa visite officielle à
"ès ,1e Général Guillaume, Résident
Général de France au Maroc, avait
iromis de revenir dans notre ville
pour étudier les questions touchant
sa région.
Il n ’y m anqua pas et, de plus, se
fit accompagner de Mme la Générale
uillaume qui s’informa au cours de
sa visite de la vie des diverses œ u­
vres sociales et de bienfaisance.
Alors qu’elle recevait le soir, à la
Résidence Générale, les délégués des
divers groupem ent israélites, le m a­
in du samedi 10 novembre 1951,
;lle tint à se rendre au dispensaire
le l’O. S- E., place de l’Alliance au
Æellah, pour s’inform er des diverses
îctivités de cette belle œuvre.
L’épouse du représentant de la
France dans ce pays s’est rendue
lans lés quartiers les plus pauvres,
ifin de se rendre compte « de visu »
les réalisations de cette œuvre de
.ecours à l’enfance, ta n t vantée et
}ui a dépassé singulièrem ent les li­
mites de notre région.
Le cortège officiel composé de
Mme la Générale Guillaume e t sa
suite, où l’on rem arquait S. E. le
Pacha Si Fatm i ben Slimane; Mme et
M. Matte, adjoint au Général Chef
de Région ; M. Warnery, chef des
Services Municipaux; MM. les con­
trôleurs G aret et Mistral, de la délé­
gation urbaine; le Khalifa El Hadi;
le directeur régional de la Santé, le
Docteur Raphaël, de l’O. S. E.-Ma­
roc; M. Kamm, du « Courrier du
Maroc »; MM. Hamou et Serfaty, de
la Communauté Israélite; Mme Chekoury, présidente d’Em-Habanim; M.
Charbit, président de la Société Is­
raélite de Bienfaisance; M. Aflalo,
président de l’Association Juive AntiTuberculeuse , etc..., fut reçu par M.
Marelli président de l’O. S. E. à
Fès.
M. Marelli ne m anqua pas de m et­
tre l’accent sur l’effort de l’O. S. E.
et sur les nécessités devenues im ­
périeuses de l’extension des locaux
par trop exigus.
Il fit visiter les constructions en
voie d’achèvement de la garderie con­
tiguë au dispensaire, bâtim ents ap­
partenant è. la Communauté Israélite
et mis à la disposition de cette œuvre
vitale de sauvetage de notre enfance
déshéritée.
Mme la Générale parut enchantée
de l’organisation, et tout en félici­
tan t ses dirigeants, promit toute son
aide à l’œuvre.
Puis on but un verre de porto à
la prospérité de celle-ci et les di­
verses personnalités juives présentes
rem ercièrent vivement Mme la Gé­
nérale Guillaume pour sa visite et
pour l’intérêt qu’elle porte aux œ u­
vres sociales et de bienfaisance de
notre ville et dont la réunion d’au­
jourd’hui constituait la plus belle il­
lustration.
MEKNES
Bilan de l'Œuvre
des Colonies de Vacances
Pour marquer la fin d’une année
d’activité, plus exactement la fin de
la saison des camps — car après les
camps, il reste beaucoup à faire — le
Comité de l’Œuvre des Colonies de Va­
cances israélites a tenu à réunir en­
semble les responsables de l’Œuvre, les
dirigeants de la Communauté israélite, les directeurs et moniteurs du
camp.
Cette réunion, qui eut couleur de
fête, s’est déroulée le dimanche 11 no­
vembre 1951 à 20 heures au nouveau
local de l’Association.
M. Cohen Jacques, vice-président,
prit le premier la parole, et dans une
courte allocution, remercia les person­
nes présentes, le Comité de la Com­
munauté israélite, les autorités et tous
ceux qui ont concouru par leurs dons,
leur travail, au m aintien et au pro­
grès de l’Œuvre au milieu de vicissi-tudes diverses. Nous avons particuliè­
rement apprécié le passage ayant
trait à l’acquisition d’un terrain des­
tiné à la construction d’un châlet
grâce au concours généreux de M. Berdugo. Celui-ci d’ailleurs succéda à M.
Cohen pour dire en quelques mots la
place que l’O.C.V. occupe dans son
cœur et l’intérêt particulier qu’il lui
porte. Il rendit hommage à ses fon­
dateurs et animateurs zélés, parmi les­
quels nous avons relevé : MM. Tolé­
dano, Azogui, Arama, Mme Tolédano,
les docteurs Elalouf et Haloua, etc... Il
nous donna tout assurance, voire sa
promesse, pour la création d’un châ­
let à Ifrane, qui abritera, Tannée pro­
chaine, la colonie israélite.
M. Rezlan, secrétaire général, qui eut
l’initiative de cette' réunion, traça
dans un tableau objectif les activités
du camp et fit la part de l’avenir à la
lumière de l’expérience vécue. Il res­
sort de son exposé que 450 enfants,
rigoureusement sélectionnés, ont parti­
cipé aux colonies de vacances cette
année. L’action bienfaisante de l’OCV
s’étend à certaines Communautés p ar­
ticulièrement malheureuses dans les­
quelles il s’agit d’opérer, moins un
travail d’assainissement qu’un vérita­
ble sauvetage. L’administration, la di­
rection, le personnel d’encadrement
ont été soigneusement préparés et les
résultats positifs obtenus en témoi­
gnent suffisamment. Ce fut à M. Belichah, argentier de l’Œuvre, de nous
exposer ensuite dans leur sécheresse et
leur irréfutable réalité, les chiffres re­
présentant les mouvements de la tré ­
sorerie cinq fois plus importants que
ceux de 1945.
Elie OUAKRAT.
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Noar. N° 43 (15 décembre 1951) - 2/4

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